Akama-juku. Ville étape de l’ère des Samourai.

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La ville de Munakata est née de regroupements successifs de communes effectués depuis 1954 mais on relève le nom de cette région dans des écrits datant du 7ème siècle ap JC. Son histoire est donc beaucoup plus ancienne que la création de son statut juridique actuel.

Au sein de cette région, bordés par 4 montagnes sacrées, un petit village de quelques maisons du nom d’Akama deviendra subitement une importante ville-étape sur la route vers le nord de Kyushu lorsque les seigneurs du fief de Satsuma (l’actuelle Kagoshima) décident au milieu du 18siècle de changer leur itinéraire officiel.

On y construit une maison de thé où les différents Daimyo (seigneur féodaux ) viennent s’arrêter durant leurs voyages vers Edo (l’actuelle Tokyo) capitale des Shogun Tokugawa. De nombreux commerces et hôtels sont également construits pour loger la foule de servants, et les nombreux voyageurs qui empruntent la route alors sécurisée.

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(traduction à venir !)

Après la restauration impériale (1868) et la révolution industrielle, Akama-juku ne perd pas de son dynamisme et devient un haut lieu de d’artisanat et de commerce où les habitants des nouvelles villes proches, bâties autour des mines de charbon (comme Nogata) viennent faire leurs emplettes.

Aujourd’hui, quelque uns de ces vestiges subsistent; en partant d’Akama-kan, superbe reconstruction d’une maison d’autrefois, accompagné des guides bénévoles, venez vous plonger dans le Japon féodale du 18ème siècle !

Dans les années 30′ Idemitsu Sazô, originaire d’Akama, fondateur de l’immense compagnie Idemitsu kôsan, organise la restauration restauration du Grand sanctuaire de Munakata grâce de son influence et des donations. Il impulse également à la fin des années 50′ les fouilles archéologiques sur l’île d’Oki no shima et fait construire les infrastructures pour conserver les vestiges archéologiques alors découverts .C’est donc grâce à ce grand Monsieur, qui au plus fort de la tourmente japonaise après la défaite de 1945, refusa de licencier ses employés malgré les difficultés économiques, que l’enregistrement de l’île sacrée d’Oki-no-shima au patrimoine mondiale de l’Humanité de l’Uneso est devenue possible.

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Accès :

Prendre un train JR local (Kagoshima line) depuis Hakata ou Kokura, et descendre à la station JR Kyoikudai-mae. 650yen

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